Sans toi : Jour 2

Un deuxième jour commence, il fait encore gris dehors, le brouillard est là, comme dans ma tête … Je regarde toujours la place que tu occupais dans chaque pièce, j’ai l’impression par moment que tu es encore là, mon cerveau te vois toujours là … Dans la chambre, le soir, la nuit, dans le bureau , dans le salon,dans la salle à manger , dans la cuisine .. Je disais toujours que nous habitions chez toi …

Cette immense place que tu tenais dans ma vie, est maintenant béante. Mais dans mon coeur malgré la tristesse qui me fend l’âme, tu y as toujours ta place, tu y resteras à jamais . Tu as rejoins le cercle fermé des amis qu’on n’oublie jamais, des amis exceptionnels et vous n’êtes pas beaucoup, vous êtes deux . Je ne sais pas si un jour il y aura un autre être tout aussi exceptionnel, je ne suis pas prête pour ça . Y serais-je un jour ?

Dans ma tête tourne toujours cette question : pourquoi faut – il que les êtres qui s’aiment soient séparés à jamais ? Pourquoi la mort vient – elle tout arracher ? Pourquoi cette grande faucheuse vient – elle tout déranger, tout chambouler, notre vie, notre coeur ? Elle ne devrait pas exister .

Sans toi : Jour 1

Ce matin ne sera pas pareil qu’hier, les suivants non plus, parce que toi mon ami, tu n’es plus là . J’ai le coeur en morceaux, les larmes aux yeux, l’estomac noué. Et pourtant il va falloir affronter cette première journée .

Ma première pensée est pour toi, comme elle l’était chaque matin depuis plus de 13 ans . Puis, ton absence me revient en pleine figure, je n’ai plus besoin de faire ça, ni encore ça, ces gestes quotidien qui remplissaient mes journées.

Tes affaires ont été retirées, je ne reconnais plus les pièces, elles sont défigurées, elle sont vides, mortes. Il restent encore quelques objets des médicaments entr’autre qui trainent sur l’appuis de fenêtre et qui me renvoie à cette dernière nuit, tu me regardait, m’implorant de faire cesser tout ça. Ta joie de vivre avait disparu, tu semblais si loin de cette vie . Nous n’avions pas besoin de nous parler, nos regards suffisaient. Nous nous comprenions parce que nous étions des amis fidèles, et bien plus . Alors, j’ai assuré, j’ai prit cette horrible décision, te laisser partir avant que la souffrance ne soit plus supportable avant que … Que ce fût difficile !

Alors oui, ce matin, tout me semble gris, froid. Comme la météo dehors, c’est le brouillard dans ma tête . Que vais-je faire sans toi ? Il fait si froid, ici, sans toi .

QUAND LA VIE S’EN VA …

Quand la vie s’en vient ,
Elle est source de joie,
Elle fait partie de moi,
C’est un feu de joie !

Quand la vie s’en va ,
S’envole la joie
S’étiole une partie de moi
Le feu se noie .

Adieu l’espoir
au revoir toi,
toi, ce petit bout de moi
qui jamais ne grandira.

Ce soir, une goutte de vie s’est envolée
Mes larmes de sont déversées
avec le temps se cristalliseront
mon coeur, mon corps, jamais n’oublieront .

Texte F.J.

Où faut il arrêter la vie ?

Il y a quelques temps j’ai eu une discussion avec mon mari suite à la disparition de notre chat . La pauvre bête avait un cancer de la thyroïde. C’est un cancer lent, la plupart du temps invisible .J’avais prit la décision en commun accord avec le vétérinaire de tenter un traitement . Après, je savais que sa durée de vie était comptée , mais un peu de temps avec nous, en plus , tant qu’il n’y a pas de souffrance, je me disais pourquoi pas ?

Quelques jours plus tard, j’ai dû filer en urgence chez le vétérinaire, la pauvre bête faisait un AVC. Mon mari m’a reproché d’avoir trop attendu . Peut-être, mais quand doit-on prendre la décision de passer à l’acte irréversible ? Quel est le bon moment ?

Qu’on parle des animaux dont on est responsable, ou de nos proches, c’est la même chose. Un moment donné , on se trouve confronté à sa conscience . Parfois aussi à des promesses qu’on a fait à son amis, son conjoint ou autre . Pas d’acharnement thérapeutique, est une phrase que j’ai souvent entendu dans mon entourage et que je prononce aussi. Je pense qu’au niveau des soins on peut prendre cette décisions relativement facilement quand c’est pour soi. Mais quand c’est pour les autres ? Le diagnostique médical, penchera certainement dans la balance le moment venu. Mais faut il lui faire confiance?

Puis vient la fin de vie . A quelle moment fat il se dire, je tire ma révérence ? Probablement que là aussi, le diagnostic médical fera pencher la balance . Juste que bien souvent, la durée de vie estimée par les professionnels de la santé est approximative. Il faut bien reconnaitre qu’en la matière ils ne sont pas devins. Nous non plus . Prendre la décision de mettre fin à sa vie, à une vie est un véritable cas de conscience.

J’entends le son de la cloche qui autorise le suicide assisté, celui qui est sensé aider au départ sans la souffrance. Mais qui sait quand elle va commencer ? Qui sait à quelle moment la personne ne pourra plus prendre cette décision toute seule ? Dans ce doute là, ne va -t-elle pas décider de quitter la vie trop tôt ? Est-ce égoïste que de faire cela ?

Donner ses instructions à autrui, pour l’euthanasie, c’est encore pire. Imaginez-vous devoir prendre la décision ? Une chose est sûre, il faut penser à l’autre avant de penser à soi, il faut l’aimer suffisamment que pour respecter sa décision. C’est difficile de prendre une telle décision, et de n’avoir rien à se reprocher après .

Suicide assisté , Euthanasie, assassinat la frontière est mince je trouve .

E bike en tout terrains

Avec le printemps , j’ai envie de tester la machine encore un peu plus . Et pas que l’ebike, mon corps aussi, mes capacités alliées aux siennes jusqu’où je peux aller? . Il fait 19° une température idéale pour faire un brin d’exercice.

Nous voilà donc partis. On utilise au départ de la maison, le même chemin celui qui est bucolique et surtout celui qui évite la grand-route. Comme souvent on se dit que si on se perd, le GPS du téléphone nous ramènera. En route pour l’aventure.

Et je ne crois pas si bien dire quand je parle d’aventure. Une petite route suivie d’une autre, suivie d’un chemin de terre pour aller … Mais aller où au fait ? Vers le Tempelskamp. C’est un point de vue situé sur la commune que j’avais repéré lors d’une autre balade. Nous poursuivons notre idée, et nous voilà bien vite dans le bois . Soudain, voilà une montée un peu raide. Heureusement j’ai retenu la leçon , ma vitesse est adaptée, et j’appuie pour adapter l’aide … Et voilà que je monte sans soucis.

Et cela en valait la peine … Regardez :

Du haut du Tempelskamp.
La Sûre

Après un bon moment de contemplation, nous repartons. Dans des sentiers étroits qui grimpent et descendent . Un moment donné le chemin passe entre deux arbres tellement serrés que je me suis demandé si je n’allais pas y laisser une pédale ou mon fessier.(lol) C’est là que je me rends compte que la pratique sera une bonne alliée pour la suite.

Cet endroit magnifique, je ne l’aurais jamais découvert si je n’avais pas enfourché le vélo. Et tout cela grâce à l’assistance électrique qui m’aide bien dans les coups durs. Je n’ai aucun regret sur l’investissement . J’espère juste en profiter encore longtemps.

Apprivoiser son Ebike

Les beaux jours reviennent et l’envie de pédaler avec. Au final, en acquérant un vélo en fin d’année, je ne suis pas équipée pour sortir par tous les temps. Donc, une pause s’impose quand vient le froid. On recommence donc tout à zéro ou presque en ce début de saison.

Le chemin inattendu…

On démarre sur une route goudronnée, des voies dites » vertes ».Elles sont en super bon état. la première chose à retenir, c’est que voie verte ne signifie pas être tout seul sur la route. C’est d’autant plus dangereux qu’on se laisse enivrer par l’espace, les verts paturages les paysages qui nous entourent. Je ne sais pas chez vous, mais ici, les voies vertes servent aussi aux engins agricoles et parfois pour relier des habitations isolées. Donc, n’oublions pas , sur la route, nous ne sommes jamais seuls.

Habitant une région relativement escarpée, nous voilà donc parti ( petit mari et moi ), vers … Je ne sais pas trop où en réalité. On se laisse guider par n votre instinct, une envie de découvrir où nous conduit ce chemin. Et on descend encore et encore. N’ayant pas encore bien l’habitude du vélo, dans ma tête persiste une question : vais-je arriver à remonter tout ça? D’autant. plus qu’un moment donné on se retrouve dans un chemin de champs … Terre, cailloux… et on descend toujours … Pas de soucis le vélo passe, même si je ne suis pas trop adroite, ça roule …

surprise

Un moment donné le chemin se transforme un peu en boue… Aïe aïe aïe , je sens que ça va coincer je ne m’y attendais pas, et je n’ai pas beaucoup d’élan pour traverser cette petite bande hostile… Mais ça passe , tout juste . Ouf ! Juste que 15M plus bas c’est … Je vois mon mari ( toujours devant) arrêté … Mais, pourquoi il est arrêté ? Je freine , je m’arrête surprise pas la rivière devant moi. Mais qu’est-ce qu’elle fait là ? J’ai bien faillit faire du vélo amphibie ! D’autant plus que les pluies dernièrement tombées l’ont rendue probablement plus grosse qu’à l’ accoutumé … enfin, je pense . Car ce petit coin, je ne le connaissais pas. Positive découverte grâce au vélo !

STOP
LA borne délimite la frontière Luxembourg- Belgique .

Quelques instants d’émerveillement devant notre découverte. On regarde le chemin en face sur le territoire voisin .. Mais on renonce car c’est encore très humide dans les chemins de terre et je ne suis pas encore experte au point de fronder les éléments naturels. Donc on décide de remonter. Les choses ne vont cependant pas très bien commencer. Le chemin est boueux il me faut me lancer. Mais devant l’imprévu, je n’ai pas pensé tôt assez à descendre mes vitesses pour redémarrer facilement en côte avec l’assistance. Il faut quand même donner un coup de pédale là, rien de différent avec un vélo normal . Je peste après moi – même . Comment je vais faire ?

Je pousse le vélo hors de la partie boueuse. Mais je me confronte à une côte plus pentue. Et comme je suis sur une grande vitesse, que je n’ai pas la force de pousser la pédale une ou deux fois c’est l’échec… Pfff! Heureusement petit mari, bien plus expert que moi à des idées. Nous avons pédaler à vide pour descendre les vitesses… Bon, me voilà enfin prête à remonter …

J’enclenche l’assistance … Ouh vache !!! encore un peu que le vélo se cabre … Je réfléchis deux secondes, je descends un peu l’assistance et me voilà enfin en selle . C’est là que je me dis: cocotte il va falloir réfléchir un peu plus, anticiper plus et se laisser un peu moins griser par l’air des champs . Malgré mes craintes de ne pas arriver à remonter, tout s’est merveilleusement bien passé. Jamais je n’aurais pensé que ce fût réalisable. J’espère qu’il y aura encore d’autres découvertes de la sorte, et maintenant je ne me demanderai plus si je remonterai, je sais que cette machine est merveilleuse et me permet de faire du sport à mon niveau . Rendez-vous pour une prochaine expérience bientôt j’espère.